Au jardin contemporain d'"Une figue dans le poirier", pour adhérer au thème fixé par le ministère de la culture, Lilian Didier et Marjolaine Thouvenot ont fait le choix, cette année, de travailler sur la sculpture à base de mortier.

A la fois jardin paysagé et forêt comestible, Une Figue dans le Poirier est un jardin contemporain unique dans la Région Grand Est où se rencontrent l’esthétique à l’anglaise, la philosophie japonaise, l’art topiaire à la française, la beauté des paysages sauvages, l’art contemporain & la science de la Permaculture.

Avec beaucoup de poésie, Lilian DIDIER sculpte, modèle, structure le paysage avec son double regard de paysagiste & d’artiste plasticien.

Tel un peintre impressionniste, il joue avec les contrastes, les lignes de fuite, les textures, les feuillages et toute la palette de couleurs qu’il a à sa portée, afin de proposer un jardin unique et sensible, ode à la diversité et beauté du règne végétal d’hier et d’aujourd’hui avec ses collections de 3000 plantes du monde.

Cette semaine, Lilian, et Eric Poirion venu de Corrèze investir le lieu ont manié le mortier et la langue de chat pour réaliser toute une série de sculpture qui se retrouveront en résidence dans une assemblée de personnages venus de tous horizons, de toute époque, de toute culture.

Nous partons d'un dessin, un croquis, sur lequel on vient greffer du grillage qui servira d'accroche pour le mortier. Tous nos modèles (plus de 20 déjà réalisés le samedi 7 : reine, pirate, casque médiéval, etc) seront exposés tous ensemble, dans la forêt. Nous avons choisi ce thème pour faire le lien avec celui de "notre prochain festival "El piment fou" (Tomber les masques) du 23 août prochain.

Ce dimanche, Lilian a quitté sa truelle pour aller faire des démonstrations à la forge, il a travaillé le cuivre, c'est un matériau long à travailler.

Le temps a contrarié le programme de ces deux journées, mais Marjolaine était bien présente elle aussi aux côtés des sculpteurs, pour organiser les visites guidées. Chaque plante a une petite histoire, son origine, son implantation et le rôle qu'elle joue avec son entourage.

Aujourd'hui, un atelier cuisine s'est déroulé autour des plantes sauvages du jardin, mais aussi d'ailleurs. Elles ont servi de base pour un repas qui sera partagé en fin de soirée.

Au travers de la balade dans le jardin, si à l'ouverture, les gents étaient les roi des lieux, aujourd'hui, on peut admirer plusieurs magnifiques cornouillers du Japon, la traditionnelle digitale, etc.

Le jardin, c'est beaucoup de désherbage, beaucoup d'art topiaire (art de sculpter les végétaux), nous cultivons l'art du trompe l'oeil, en pensant toujours point de chute, transparence.. en jouant sur les textures, le feuillage, les couleurs. Les arbres ont fait de grandes pousses, c'est suite au temps pluvieux de l'an dernier. Le prochain projet serait d'implanter une forêt d'érable du Japon, avec un parrainage possible.

En dehors de ces deux journées de rendez-vous au jardin organisée par le ministère de la culture, il y a des rendez-vous avec les scolaires : déjà plus de 400 accueillis depuis la réouverture du printemps. Nous travaillons avec une tour opérateur qui s'intéresse de très près aux jardins des Vosges et aux trésors des Vosges secrètes, dira Marjolaine.

Notre jardin devient un véritable musée de plein air, où se mêlent la littérature, l'histoire de l'art et le patrimoine naturel. Aux dires d'autres propriétaires de jardins, notre projet est ambitieux, c'est bien que de jeunes jardins apparaissent.

Au rendez-vous des semaines et mois à venir :

- Les visites au jardin, des démonstrations de forge, ateliers divers (voir sur le site, les journées et horaires possibles)

- le 15 juin, dans le cadre de la dizaine des arts, le jardin sera ouvert toute la journée en accès libre

- Le 26 juillet, concert au crépuscule avec Stann Duguet et Johann Riche

- le 23 août festival "El piment fou"

Tél : 06.10.42.44.92.