Grâce à des bénévoles ou à des professionnels, les « gestes d'antan » thème du marché de ce vendredi, a permis d'évoquer des savoir-faire traditionnels, des techniques artisanales et les vieux métiers transmis de génération en génération (comme la taille de la pierre, le travail du bois ou l'artisanat ancien).

C'est ainsi que le jeune Ugo, s'est improvisé tuyauteur, en forant un tronc de 4 mètres de long pour en faire un tuyau de conduite d'eau. Autrefois, c'était avec ces tuyaux qu'on amenait l'eau de la source à la fontaine. Eric Mougel, grand-père de Ugo, nous précisera qu'il ne faut pas que le bois ait séché entre la coupe, le façonnage (plus facile à travailler), et la pause. Puis comme il se trouve toujours dans l'eau, il est imputrescible et ne fend pas.

Jean Claude a réussi a faire son panier en saules, en raison de la chaleur, il fallait les humidifier pour garder la souplesse.

Philippe Poirot était venu tailler un sabot dans du frêne, à la main, sans copieur. Il a récupéré le matériel de Gilles Mangel. Ses outils sont un peu particuliers, hache, herminette, paroir et vrilles.

Del Daval, à l'aide de branchages, a fait des fagots pour allumer le feu.

Christophe Jeanblanc a taillé dans le gré du massif vosgien alors qu'à ses côtés, une dame taillait dans le granit.

Émilie, tapissier et abat-jouriste, la princesse au petit pois a montré toutes les étapes nécessaires dans le rembourrage d'un fauteuil. ressorts, jute, crin, piquage, garnissage à l'ancienne, un fauteuil comme cela peut durer 40 ans !

Yvon a taillé des ehhis (bardeaux), petites planchettes qui serviront pour pour la pose de ramées, c'est un tavaillonneur.

Gérard André a joué au parquetier. A partir de planches de sapin, il a fait rainures et languettes à l'aide de rabots bien spécifique au parquetier.

Claude et Dominique ont arrangé des ficelles qui, une fois vrillées, ont donné un cordeau remis aux enfants qui participaient à cet opération.

Avec l'association du Pays de chalot, qui défend ce bâtiment situé a proximité des fermes et qui renfermait les trésors de la ferme en cas d'incendie, a monté et démonté un chalot dit chello, en miniature, construction sans clou, uniquement tenon et mortaise.

Pierrot est venu avec ses battements, marteaux et ficelle. Il a montré comme adapter la faux au manche et comment battre les faux en fonction du battement face plate (française) ou en pointe (à l'allemande), le marteau étant adapté.

Jean-Luc, le rémouleur ambulant a trouvé de nombreux couteaux et ciseaux à affûter sur son chemin.

Michel Gester est venu avec famille et amis, en mobylette de puis Bavant (25) : 82 km ! On a mis 2h30 pour venir. En passant, on a pris une petite glace au Mont de Fourche et nous voilà. Nous sommes des habitués à ce genre de sortie, et sommes de grands adeptes du Girmont.

Un gros moteur fixe entraînait un générateur, mais surtout plusieurs machines à bois dont un copieur à rais pour faire divers manches ou rayon de chariot à bandages. Plus facile que de faire comme Noël, qui faisait un rai à la main.

Voilà une belle animation à laquelle on peut ajouter la visite de l'école d'autrefois, le travail des patoisants qui ont traduit les Bijoux de la Castafiore en patois et les joueurs d'épinette qui font tous dans les gestes d'antan.

Commerçants, exposants, producteurs, artisans, tous avaient matière à remplir les cabas des visiteurs, ou de quoi permettre une petite mouèronde tout en buvant une bière locale sur les tables réservées à la buvette.

Ou de quoi repartir avec du bien-être dans la poche...

On peut, une fois encore, souligner l'investissement de ces jeunes qui se donnent gracieusement dans l'animation et dans les parkings, chaque soir de marché. Ils se dépensent sans compter, ils font cela avec leur cœur, leur sensibilité, ils sont au service des autres, de leur village ! Ils méritent vraiment un coup de chapeau !

Rendez-vous la semaine prochaine avec Passion et collection, de 18 h à 21h.

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